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Les Pieds-Noirs : histoires d'une blessure (3/3)
Les années mélancoliques
Un document indispensable pour comprendre l'identité des pieds noirs.
- Genre : Documentaire
- Réalisation : Gilles Perez
- Production : France 3
- Diffusion :
France 3
- Durée : 53mn
- Année : 2007
- Collection : Les Pieds-Noirs
Resumé :
Ce film débute sur la chasse à l’homme du 5 juillet 1962, où, dans l’euphorie des fêtes de l’Indépendance, quelques-uns règlent leur compte avec les Européens d’Oran. Des événements qui finissent de convaincre les familles pieds noirs de fuir à bord de bateaux trop rares et bondés.
En France, rien n’est prévu, et les Français d’Algérie se heurtent à l’hostilité de la population française et à la suspicion de l’Etat. Pour beaucoup, les conditions d’hébergement des premiers mois vont être terribles. L’éparpillement des familles en Métropole, la mauvaise image des Pieds Noirs et le racisme dont ils sont victimes provoquent ensuite dépressions et silence.
Convaincus de ne pas revenir, les Pieds Noirs chercheront alors à s’intégrer à tout prix et laisseront, pendant des années, les rumeurs, les idées fausses et les moqueries se multiplier.
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faits reels à transmettre aux futurs générations
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Honte à de Gaulle, honte à la France qui a permis ce crime impardonnable sur ses enfants, ces pieds-noirs d'Algérie ,qui la respectaient et la chérissaient en tant que Mère Patrie, quoiqu'issus d'origines différentes. Certains en portent encore les blessures physiques et psychologiques ,plus celle de la trahison. Ces pieds-noirs, en général issus du petit peuple, sont un exemple "d'intégration "réussie, sur 5 générations sur le sol d'Algérie. Par leur fidélité à la France et leur courage au travail , leur fraternité envers leurs amis musulmans et l'amour de cette terre, ils ont donné envie à tous ceux qui abordaient ces rivages de l'Afrique, de rester vivre parmi eux. Que la politique maladroite de la France et la folie révolutionnaire de certains ,aient poussé quelques sanguinaires, à ce massacre du 5 juillet, malgré les "Accords d''Evian", pourtant signés par les parties françaises et algériennes.Tout ceci donc, ne justifie en rien, la vengeance sur des innocents , qui restaient sur cette terre, au jour de l'indépendance, convaincus qu'ils pouvaient ,avec des garanties dûment acceptées par les "nouveaux maîtres" de l'Algérie, rester vivre dans le pays de leurs ancêtres, respectueux de la nouvelle patrie algérienne comme ils l'avaient été de la francaise. Cet épisode sanglant les a fait fuir,à la suite des massacres et enlèvements de près de 5000 pieds-noirs, pour rentrer dans une france qu'ils ne connaissaient même pas., démunis de tout, laissant sur place leurs maigres biens et leurs morts. La France, malgré les difficultés d'accueil que certains ont connues, a bénéficié de cet esprit pionnier de ce peuple entreprenant, donnant un sang nouveau à cette patrie , alors si ingrate à leur égard, comme à celui des Harkis. L'Algérie, quant à elle, s'est privée de tous ces pieds-noirs qui seraient revenus au Pays ,pour l'aider à devenir un pays respectable et prospère, pour peu que l'entente ait été intelligemment maintenue. Inutile de préciser,d'où je viens et qui je suis, moi pied-noire de 68 ans, dont mes enfants sont la 5ème génération née en Algérie. Partie à 24 ans, sans diplôme , ni Brevet ni Bac, d'un milieu moyen, ma "chance " a été de venir en France, pays de tous les possibles, alors que certains "français" nous pensaient des "privilégiés" là-bas. Ayant poursuivi des études par correspondance, avec le CNED, en tant que mère de famille ,travaillant conjointement avec mon époux pour aider la famille(création d'un Bureau d'Assurances, alors que nous étions de jeunes agriculteurs, là-bas), j'ai poursuivi, pendant 14 ans et par étapes, le rêve de devenir professeur de Philosophie.Je le suis devenue à 43 ans, et j'ai exercé cette profession. Pour ceux, (notamment les jeunes révoltés des banlieux ) qui voudraient, après tout ce récit, trouver une morale, ne pourrait-elle être : " TRAVAILLER, aimer la France malgré tout, s'est s'aimer soi-même"....Sinon???
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